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Photos
©Severine Brigeot
Qui
est contre
une minute de silence ?"
Dans "Mille millièmes", Irène Jacob est aux
prises avec des problèmes passionnants et
passionnés
de copropriétaire.
Syndic, ce n'est pas de tout repos : 'faut avoir la
santé, la vocation
Jean-Louis mène la
réunion, défend l'approbation des comptes,
tente de règler les problèmes de robinets, de
loquet
et de local à poussettes !
Ainsi
Pensiez-vous qu'il suffisait de percer un
plafond dans "les règles de l'art" pour obtenir
l'accord de ses voisins ? Et bien non, pas si facile. Pas
vrai, monsieur Bertil (Jean-Pierre Darroussin) ? Quant
à Gérard (Patrick Chesnais) qui a pour projet
un café des philosophes où l'on
débattrait, pour commencer, de "Homosexualité
et perspective dans la peinture à la Renaissance", il
a du souci à se faire
Après "Je règle mon pas
", Rémi
Waterhouse nous proposerait plutôt : "Je règle
mes comptes
entre voisins." Disons que c'est une
comédie.
Et si le metteur en scène se défend d'avoir
adopté un angle trop "entomologiste", il pose un
regard minutieux -mais certainement pas "froid"- sur ces
"caractères", il nous donne à entendre les
dialogues mais aussi le non-dit d'une assemblée de
copropriétaires. Et les acteurs qui le servent
(casting évident
après coup) s'emboitent
exactement dans le moule qu'il leur a
préparé.
A noter : le montage entrelarde les différents
moments de l'assemblée (et le repas au restaurant qui
suivra) de séquences puisées dans le quotidien
de l'immeuble. On constatera peut-être des
à-coups dans cette mécanique, surtout à
la première vision
mais comme c'est un film que
vous reverrez
ne serait-ce que pour Irène Jacob
!
Comédie, disais-je ? Dans cette galerie de gueules et
larmes provoquent le rire. L'embarras vient pourtant lorsque
le spectateur qui riait de bon cur aux pitreries et
à l'accident du gardien ("Bien fait pour lui,
'n'avait qu'à pas faire le malin!")
entend le
diagnostic : perforation de l'estomac.
Il y a ainsi quelques moments forts dans "Mille
millièmes, fantaisie immobilière", quand on
échappe au tourbillon des soucis de
copropriété pour approcher un peu mieux les
personnages. Tenez, Julie, par exemple
Bon, et Irène Jacob, dans tout cela ?
C'est à peine si on l'avait entendue : quelques
saluts, un sourire, pas même une main levée
durant les votes
à croire qu'elle était
réservée. Seulement voilà,
Valentine
euh, Julie pardon, sort de ses gonds pour
une histoire de mise à la porte ; il y a des choses
qu'elle n'accepte pas, et qu'elle ose soutenir dans
l'arène des copropriétaires. Et elle le
dit.
Une autre fois, quand il s'agit de matérialiser le
vieux rêve de Jean-Louis (réunir ces
mêmes voisins autour d'un déjeuner, pour
"resserrer les liens") Julie s'avise d'inviter aussi le
gardien de l'immeuble (Luis Rego). Elle est comme cela,
Julie. (NDLR: On peut soupçonner Irène de ne
pas avoir eu beaucoup à composer !)
Mais Julie a aussi une part d'ombre : un souvenir qui la
pousse à regarder vers le ciel
Et là ce
n'est plus tout à fait la jeune Parisienne qui tient
un atelier dans la cour, c'est une femme qui "manque" de
s'envoler.
Le mot de la fin ? "Qui est contre une minute de silence ?".
Parce que sur fond de comédie (on riait vraiment dans
la salle), le film nous pose au moins une question : que se
passe t-il quand on utilise son droit de vote ?
(am)
Etes-vous propriétaire ? Locataire ? Connaissez-vous
les délices et les angoisses, les
démélés des Assemblées
Générales ?
Et bien, au 29 rue des Oursins, les "AG" ont du piquant,
avec Jean-Louis, le syndic. Un bon prétexte à
montrer différences et affinités dans ce
microcosme.
Tourné
en juin-juillet 2001, post-production fin 2001, sortie
août 2002.
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"Mille
millièmes,
fantaisie
immobilière
(titres de travail : Plus petit que la vie,
Si tu veux être heureux, pends ton
propriétaire)
août 2002 &endash; France - 90 min.
(The Landlors)
Réalisateur : Rémi Waterhouse
Assistant : Thomas Trefouel
Scénario : Rémi Waterhouse & Eric
Vicaut
Production : Magouric, SGTI, Diaphana, M6 Films
Producteur : Daniel Wuhrmann
Distribution : Diaphana
Directeur photo. : François Catonné
Son : Alain Curvelier, Anne Le Campion, Alexandre Widmer
Montage : Marc Daquin
Avec :
Patrick Chesnais (Gérard)
Jean-Pierre Darroussin (Patrick Bertil)
Albert Delpy (Monsieur Maréchal)
Grégori Derangère (Vincent)
Suzanne Flon (Madame Chartreux)
Irène Jacob (Julie)
Luis Rego (Monsieur Da Silva)
Wladimir Yordanoff (Jean-Louis Lacroix)
Guillaume Canet (Josselin).

L'affiche
du film
et le visuel du DVD .
Commentaires
sur le DVD
Beside
Guillaume Canet and Jean-Pierre Daroussin, Irene Jacob is
Julie. One of these ten or more neighbors and joint-owners,
living in an old parisian building. Do you know delights and
troubles in a general meeting? Spot on differences &
affinities in this "microcosm". With Jean-Louis (Wladimir
Yordanoff) as the managing agent.
"J'ai commencé en pensant que je jouerai des
rôles assez gais (
) Et ce n'est pas facile de
faire machine arrière. Récemment, pourtant,
j'ai tourné une comédie avec Rémi
Waterhouse. J'en avais envie parce que j'avais besoin de
cette légèreté."
(cité
par www.dhnet.be, octobre 2001)
"Mon personnage
[
] on devine derrière son sourire, une
blessure indicible, peut-être un amour malheureux. Une
grande solitude. Elle est en deuil d'un amoureux parti se
perdre à jamais dans les neiges de l'Annapurna, elle
erre en funambule sur les toits de Paris"
(DS,
août 2002)
"Ca se passe dans
un immeuble, mais ça pourrait aussi être un
village, ou un pays
"
(émission
TV "Capital"-M6, juillet 2002)
"Bon, ben
maintenant on a le choix : on se comporte comme des termites
ou comme des êtres humains !"
(dialogue
extrait du film)

"Julie, c'est
une Juste. L'injustice la révolte. [
]
C'est aussi un personnage qui a un ailleurs, un drame
personnel
"
(Rémi Waterhouse, extrait du dossier de presse)
"Le casting est
riche [
] l'idée de départ
originale et prometteuse [
] et pourtant le
deuxième film de Rémi Waterhouse ne fonctionne
pas."
(Studio, juillet-aout 2002)
"[
]
une réunion de copropriétaires sert de fil
conducteur à une demi-douzaine de portraits acides et
désenchantés, prétexte à un
défilé de "gueules"
sympathiques
"
(Première, juillet 2002)
Merci à Diaphana (Distribution) et Robert Schlockoff
(relations presse).
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