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DR
Un
réalisateur
un peu trop délicat ?
"Les
réunions de copropriétés, c'est l'enfer
!" commence Wladimir Yordanoff. Rémi Waterhouse n'est
pas tout à fait d'accord.
Toujours nuancé, le sérieux
réalisateur de cette "fantaisie immobilière"
conclut que "quand on est propriétaire, il faut
renoncer à être un rebelle" ; "Vous
n'êtes plus Rimbaud et vous vous apercevez que vous ne
l'avez jamais été, d'ailleurs !" A ce bon mot,
il sourit, franchement, cette fois.
Assez affectée par les critiques parfois dures qui
accompagnaient la sortie du film, Irène Jacob m'avait
prévenu : Rémi Waterhouse est quelqu'un de
délicat, charmant, très
distingué
La preuve : pour tracer le portrait de cette
copropriété, son deuxième film, il a
pratiqué la demi-teinte, choisi un schéma
narratif original. Alors, on lui a reproché de
n'avoir réalisé ni une franche comédie,
ni une comédie dramatique ! Or, il faut être
clair pour séduire les salles.
"Un charme que d'autres longs métrages n'auront
jamais"
C'est
ce que précisait le Figaro Magazine.
19 août 2003 : les éditions Montparnasse
sortent le DVD. C'est l'occasion, avec un peu de recul, de
découvrir ou de revoir "Mille
millièmes". Et pas que pour la présence
d'Irène Jacob, qui incarne une Julie qualifiée
d'angélique par Pierre Murat
(Télérama), peut-être parce que douze
ans après "La Double Vie de Véronique"
elle passe du genre choriste au genre choral?! Elle est
comme une Valentine qui sauverait les SDF et un gardien,
plutôt qu'un chien, et dont le petit ami serait parti
bien plus loin que de l'autre côté de la
Manche.
Pour
en savoir plus sur le
film
Si vous êtes un habitué du site ou de la
comédienne, vous trouverez Irène Jacob bien
naturelle dans ce film. Mais d'autres seront surpris, qui ne
l'avaient pas revue depuis "Rouge" ou confondue dans "U.S.
Marshals".
DR
Neuf
minutes de bonus tout compris! C'est tout
?
Côté
bonus, moins de neuf minutes, générique de
fin compris (attention : le chiffre de vingt minutes
annoncé sur certains sites est faux), c'est un peu
court ! On aurait aimé en savoir un peu plus,
échanger ce long tunnel d'interview (au montage
efficace, certes) contre un vrai menu thématique et
quelques réflexions supplémentaires !
Ne cherchez pas de making-of ou de photos de plateau, de
scènes coupées
il n'y en a pas ; sans
être indispensables, ils auraient pourtant pu
illustrer l'évocation par les acteurs de l'ambiance
conviviale et de la chaleur de ce tournage en plein mois
d'août 2001
Albert Delpy que Jean-Pierre
Daroussin ont à ce propos une pensée pour les
techniciens qui "ont jonglé" et "ne pouvaient pas
s'échapper quand ce n'était pas leur
tour".
Ah, ah ! Irène est sur sa terrasse, et l'on
reconnaît le zinc des toits parisiens en
arrière-plan ! Elle s'anime à propos des
assemblées : " On a toujours l'impression que les
gens pensent comme vous et finalement
on
réalise que pas du tout ! "
Puis, une ombre dans le regard, elle ajoute que la
citoyenneté " nous intéresse finalement
très peu " actuellement, et qu'on a pas assez cette "
envie d'avoir une mentalité de citoyen , de partager
des biens communs et de s'entendre pour que chacun y trouve
sa place ". Elle retrouve rapidement le sourire à
imaginer " qu'on pourrait quand même s 'investir pour
faire quelque chose bénévolement pour notre
quartier, pour notre immeuble, pour notre rue
"
Sur le tournage en studio aux environs de Paris, les
séances de piano et de mots croisés (!) dans
la grande salle lui reviennent en mémoire
elle
pense que les acteurs qui ont dit oui à ce projet
l'on fait parce que cette réunion de douze
comédiens, " c'est une expérience en soi ". Et
à propos du ton du film, elle évoque une
écriture entre " des moments
désespérés " et " des moments de
comédie ".
Pour en savoir plus
voyez le DVD !
Trois
clins d'il pour terminer
- Un
à Wladimir Yordanoff qui est un syndic
bénévole criant de vérité (et je
m'y connais) ;
- Un à la voix et la guitare de Boubacar
Traoré (Label Bleu) qui ouvre, accompagne et ferme le
film ;
- Un dernier enfin à l'euro qui brille par.. son
absence (toutes les dépenses sont en francs issus du
scénario), bien que déjà en cours au
moment du tournage en 2001 et figurant dans tous les comptes
des vraies assemblées depuis cette époque
!
(am)
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"Mille millièmes,
fantaisie immobilière
(sorti
en août 2003)
Titre de
travail : "Si tu veux être heureux
pends ton
propriétaire"
2002 - 90 min -
France
Réalisateur : Rémi
Waterhouse.
Irène
Jacob est Julie.
Avec aussi :
Patrick Chesnais, Jean-Pierre Daroussin, Grégori
Dérangère, Suzanne Flon, Luis Rego, Wladimir
Yordanoff
et la participation de Guillaume Canet.

L'affiche
du film
et le visuel du DVD .
Caractéristiques du DVD :
Zone 2, Pal, DVD 9, 2.35, 16/9 compatible 4/3, Dolby
Digital 5.1, film 87', VF couleur.
Bonus : interview de 9min., crédits. A noter la
navigation difficile dans le chapitrage (jaune sur fond vert
!) et la bande-annonce que je n'ai toujours pas pu trouver
(Bonus caché ? Penser à demander à
Natasha comment elle s'y prendrait).
Editeur : Editions
Montparnasse.
(merci
à Fleur d'Edition-Montparnasse)
Mise à jour le 06/01/04
Beside
Guillaume Canet and Jean-Pierre Daroussin, Irene Jacob is
Julie. One of these ten or more neighbors and joint-owners,
living in an old parisian building. Do you know delights and
troubles in a general meeting? Spot on differences &
affinities in this "microcosm". With Jean-Louis (Wladimir
Yordanoff) as the managing agent.
"J'ai commencé en pensant que je jouerai des
rôles assez gais (
) Et ce n'est pas facile de
faire machine arrière. Récemment, pourtant,
j'ai tourné une comédie avec Rémi
Waterhouse. J'en avais envie parce que j'avais besoin de
cette légèreté."
(cité
par www.dhnet.be, octobre 2001)
"Mon personnage
[
] on devine derrière son sourire, une
blessure indicible, peut-être un amour malheureux. Une
grande solitude. Elle est en deuil d'un amoureux parti se
perdre à jamais dans les neiges de l'Annapurna, elle
erre en funambule sur les toits de Paris"
(DS,
août 2002)
"Ca se passe dans
un immeuble, mais ça pourrait aussi être un
village, ou un pays
"
(émission
TV "Capital"-M6, juillet 2002)
"Bon, ben
maintenant on a le choix : on se comporte comme des termites
ou comme des êtres humains !"
(dialogue
extrait du film)

"Julie, c'est
une Juste. L'injustice la révolte. [
]
C'est aussi un personnage qui a un ailleurs, un drame
personnel
"
(Rémi Waterhouse, extrait du dossier de presse)
"Le casting est
riche [
] l'idée de départ
originale et prometteuse [
] et pourtant le
deuxième film de Rémi Waterhouse ne fonctionne
pas."
(Studio, juillet-aout 2002)
"[
]
une réunion de copropriétaires sert de fil
conducteur à une demi-douzaine de portraits acides et
désenchantés, prétexte à un
défilé de "gueules"
sympathiques
"
(Première, juillet 2002)
Merci à Diaphana (Distribution) et Robert Schlockoff
(relations presse).

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