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 Je sais qu'il existe aussi des amours réciproques… - MAJ 2 février 2004

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> C'est une vraie!
(Photo réalisée sans trucage, on reconnaît le Sacré-Cœur au fond) DR/Doc.T.N.Bretagne)

Un récit à l'écriture tout en volutes et subtils décalages, à la construction presque fuguée…
Dame! Avec un tel programme, un si long et si beau titre que le Théâtre National de Bretagne doit faire courir sur toue la double page de son programme de février-mars, on espère bien que le journaliste qui a écrit "Jérôme Kircher va tenter d'adapter Gros Câlin de Romain Gary" trouvera son accroche bien timide et sera heureusement surpris par le nouveau cocktail que nous préparent deux comédiens et un musicien, complices, derrière un rideau de bambou. Mais, chut!
(merci à Georgette Moulin du T-N-B, à Irène Jacob et Jérôme Kircher)

Un peu plus qu'une adaptation !
Contrairement au Gros-Câlin de Thierry Fortineau joué l'année dernière à Paris, le texte de Romain Gary n'est ici qu'un départ: Monsieur Cousin, employé de bureau, héberge chez lui un python et est "parcouru de monologues intérieurs drôlatiques et pathétiques à la fois…". Et puis il rêve de conquérir Mlle Dreyfus, "une séduisante Guyanaise"…
Car Irène Jacob, Benoît Delbecq et Jérôme Kircher qui ont déjà créé ensemble
"L'incroyable performance de Berthe Trépat, pianiste médaille d'or" utilisent de nouveaux effets sonores : voix enregistrées, fragments de musiques et de dialogues rejoués en direct, chanson(nettes) et des séquences chorégraphiées.

Du python au coq-à-l'âne
"De coq-à-l'âne en réjouissantes incongruités, M. Cousin nous entretient de la vie telle qu'on la laisse filer alors que "la vie est une affaire sérieuse, à cause de sa futilité"… rappelle le Magazine du TNB.

Trop de générosité…
A Tours, en septembre 2001, le spectacle était déjà ébauché :
“Côté jardin, Irène Jacob toute de noir vêtue, assise à une petite table ; côté cour, Benoît Delbecq à un piano à queue également noir, pour la lecture de morceaux choisis de "Gros Câlin", hors de la chronologie du roman, en une fantaisie qui suit les instants de vie du héros, sa relation avec Gros-Câlin et Mademoiselle Dreyfus. Trop de générosité qu'il n'arrive pas à écouler ! La musique accompagne le texte, sans le ponctuer forcément, cherche à s'inscrire dans la lecture : il faut chercher la musique dans le texte. Après la lecture, Irène nous a offert une petite chanson de sa composition accompagnée au piano : Delbecq et son sampler, toujours… ”
(Aurélie, novembre 2001, après une "carte blanche à Irène Jacob" au Festival "Acteurs acteurs" de Tours )


"J'ai parfois l'impression qu'on vit dans un film doublé et que tout le monde remue les lèvres mais ça ne correspond pas aux paroles. On est tous post-synchoronisés et parfois c'est très bien fait, on croît que c'est naturel."
Romain Gary


“Je sais qu'il existe aussi des amours réciproques… mais je ne prétends pas au luxe”
2004 - France - 1h20.
Mise en scène : Jérôme Kircher.
Théâtre national de Bretagne à Rennes :
24-26-27 février 2004 à 19h,
25-28 février à 20h,
2-4-5 mars à 20h, le 3 à 19h+rencontre,
le 6 à 15 ET 19heures!
Maison Culture Millau: 10 mars,
Maison Culture Rodez: 11 mars,
Théâtre municipal Villefranche-de-Rouergue: 13 mars,
Chapelle du Mjan en Arles, 15 mars,
Théâtre de Caen: 19 & 20 mars,
Maison des Arts/Espace Maurice Novarina à Thonon-les-Bains: 23 mars - 20h30,
Théâtre du Passage à Neuchâtel, 25-26 mars
puis,
Théâtre des Bouffes du Nord à Paris :
du 5 au 20 mai 2004
Réservations ouvertes.
Irène Jacob,
Benoît Delbecq (piano, sampler, claviers),
Jérôme Kircher.
En bref :
Un spectacle musical avec voix, musiques et chansons originales autour d'extraits du livre de Romain Gary, "Gros Câlin".

> C'est un faux!

Merci au Théâtre du Passage qui nous a autorisé à reproduire le visuel. Mais… mais… c' est un faux ! Ni Irène Jacob ni Jérôme Kircher ne connaissaient l'existence de cette photo… Et pour cause: c'est un montage!
Futurs spectateurs de Neuchâtel, la photo n'est donc pas contractuelle : le python, comme l'Arlésienne ("Je sais …" se joue aussi à Arles!) ou Mademoiselle Dreyfus, ne montrera jamais le bout de son nez…

Etonnant!
"
L'incroyable Performance…" était un titre d'une soixantaine de lettres, avec "Je sais…" on plane à soixante-dix… De combien de lettres se composera donc le titre du prochain spectacle!?!