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C'est
une vraie!
(Photo
réalisée sans trucage, on reconnaît le
Sacré-Cur au fond) DR/Doc.T.N.Bretagne)
Un récit
à l'écriture tout en volutes et subtils
décalages, à la construction presque
fuguée
Dame! Avec un tel programme, un si long et si beau titre que
le Théâtre National de Bretagne doit faire
courir sur toue la double page de son programme de
février-mars, on espère bien que le
journaliste qui a écrit "Jérôme Kircher
va tenter d'adapter Gros Câlin de Romain Gary"
trouvera son accroche bien timide et sera heureusement
surpris par le nouveau cocktail que nous préparent
deux comédiens et un musicien, complices,
derrière un rideau de bambou. Mais, chut!
(merci
à Georgette Moulin du T-N-B, à Irène
Jacob et Jérôme Kircher)
Un peu plus
qu'une adaptation !
Contrairement au Gros-Câlin de Thierry Fortineau
joué l'année dernière à Paris,
le texte de Romain Gary n'est ici qu'un départ:
Monsieur Cousin, employé de bureau, héberge
chez lui un python et est "parcouru de monologues
intérieurs drôlatiques et pathétiques
à la fois
". Et puis il rêve de
conquérir Mlle Dreyfus, "une séduisante
Guyanaise"
Car Irène Jacob, Benoît Delbecq et
Jérôme Kircher qui ont déjà
créé ensemble "L'incroyable
performance de Berthe Trépat, pianiste
médaille d'or"
utilisent de nouveaux effets sonores : voix
enregistrées, fragments de musiques et de dialogues
rejoués en direct, chanson(nettes) et des
séquences chorégraphiées.
Du python au
coq-à-l'âne
"De coq-à-l'âne en réjouissantes
incongruités, M. Cousin nous entretient de la
vie telle qu'on la laisse filer alors que "la vie est une
affaire sérieuse, à cause de sa
futilité"
rappelle le Magazine du TNB.
Trop de
générosité
A Tours, en septembre 2001, le spectacle était
déjà ébauché :
Côté jardin, Irène Jacob toute de
noir vêtue, assise à une petite table ;
côté cour, Benoît Delbecq à un
piano à queue également noir, pour la lecture
de morceaux choisis de "Gros Câlin", hors de la
chronologie du roman, en une fantaisie qui suit les instants
de vie du héros, sa relation avec Gros-Câlin et
Mademoiselle Dreyfus. Trop de
générosité qu'il n'arrive pas à
écouler ! La musique accompagne le texte, sans le
ponctuer forcément, cherche à s'inscrire dans
la lecture : il faut chercher la musique dans le texte.
Après la lecture, Irène nous a offert une
petite chanson de sa composition accompagnée au piano
: Delbecq et son sampler, toujours
(Aurélie,
novembre 2001, après une "carte blanche à
Irène Jacob" au Festival "Acteurs acteurs" de
Tours )
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"J'ai
parfois l'impression qu'on vit dans un film doublé et
que tout le monde remue les lèvres mais ça ne
correspond pas aux paroles. On est tous
post-synchoronisés et parfois c'est très bien
fait, on croît que c'est naturel."
Romain Gary
Je
sais qu'il existe aussi des amours réciproques
mais
je ne prétends pas au
luxe
2004
- France - 1h20.
Mise en scène : Jérôme Kircher.
Théâtre
national de Bretagne à
Rennes :
24-26-27 février 2004 à 19h,
25-28 février à 20h,
2-4-5 mars à 20h, le 3 à 19h+rencontre,
le 6 à 15 ET 19heures!
Maison Culture Millau: 10 mars,
Maison Culture Rodez: 11 mars,
Théâtre municipal
Villefranche-de-Rouergue: 13 mars,
Chapelle du Mjan en Arles, 15 mars,
Théâtre de Caen: 19 & 20 mars,
Maison des Arts/Espace Maurice Novarina à
Thonon-les-Bains: 23 mars - 20h30,
Théâtre
du Passage à
Neuchâtel,
25-26 mars
puis,
Théâtre des Bouffes du Nord à
Paris :
du 5 au 20 mai 2004
Réservations ouvertes.
Irène Jacob,
Benoît Delbecq (piano, sampler, claviers),
Jérôme Kircher.
En bref :
Un spectacle musical avec voix, musiques et chansons
originales autour d'extraits du livre de Romain Gary, "Gros
Câlin".
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C'est
un faux!

Merci au Théâtre du Passage qui nous a
autorisé à reproduire le visuel.
Mais
mais
c' est un faux ! Ni
Irène Jacob ni Jérôme Kircher ne
connaissaient l'existence de cette photo
Et pour
cause: c'est un montage!
Futurs spectateurs de Neuchâtel, la photo n'est donc
pas contractuelle : le python, comme l'Arlésienne
("Je sais
" se joue aussi à Arles!) ou
Mademoiselle Dreyfus, ne montrera jamais le bout de son
nez
Etonnant!
"L'incroyable
Performance
"
était un titre d'une soixantaine de lettres, avec "Je
sais
" on plane à soixante-dix
De combien
de lettres se composera donc le titre du prochain
spectacle!?!
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