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"Une
histoire
très très compliquée
!"
Une chaîne de télévision
américaine interrompt ses programmes pour signaler
une étrange nouvelle: le cosmonaute de la mission
"Observer" veut pas revenir sur Terre!
Pendant la longue "crise" qui va suivre, elle diffuse un
"documentaire" sur le passé de l'astronaute Charles
Enak, émigrant Polonais
On y découvre
qu'Irène Jacob n'est pas "la Femme du Cosmonaute",
mais néanmoins sa maîtresse pour quelques jours
inoubliables
Enak est devenu au bout de dix ans un film rare. Rare et
curieux, en effet
Images, sons, musiques semblent resurgir d'un lointain
passé, comme effectivement ces revues autrefois
d'actualités, où les fusées ont des
airs de mastodontes démodés, ces
actualités qui n'interpellent plus que les
témoins d'une époque
Ce qui était important, en revoyant Enak, dans sa
version originale polonaise sous-titrée en Allemand
(un grand merci à la Westdeutscher Rundfunk de
Cologne qui nous a permis de la visionner); c'était
d'essayer de comprendre ce qui avait motivé le choix
d'Irène Jacob pour ce film étonnant, quelques
mois après "La Double Viede Véronique"
Je ne sais pas si j'ai véritablement la
réponse à cette interrogation. D'ailleurs qui
possède vraiment la clef de ce film?
ENAK: quatre lettres géantes au
générique, envahies par une matière
étrange : information, pullulement, puis par le
rougeoiement des tuyères de la fusée
Quatre initiales qui attirent les foules : interviews,
ballons marqués ENAK, séances de pose des
enfants autour d'Enak jalonnent les flash-back nombreux qui
alimentent le récit. Enak est un héros,
doté d'un pouvoir et d'un charme mystérieux et
parfois inquiétants

Lucille passera une poignée de semaines avec lui,
interrompue par, de nouveau, les flashes des photographes
-un scandale à la clef pour l'homme marié en
campagne pour un poste de Gouverneur
-.
Cinquante jours se sont écoulés
aux
images noires où ne s'inscrivent que la date et
l'heure de la mission "Observer" a succédé
l'annonce de la mort du cosmaunaute. Flashes, micros
poursuivront jusqu'à la fin la jeune femme: " Mais
qu'était Enak pour vous ? " Hésitation
d'Irène Jacob noyée dans des lumières
trop fortes : "Enak était quelqu'un de tout à
fait normal
" Et puisque qu'on va la pousser dans ses
retranchements, elle va leur dire : Oui elle l'aime, au
présent, plus fort que tout. Et peut-être bien
qu'elle a acquis un peu de ses étranges vibrations,
assez pour planter son regard dans un écran
vidéo bleuâtre, comme pour le rejoindre, et le
voir encore s'animer dans son scaphandre, tandis que
retentit encore une fois cette musique céleste,
spatiale, ce chur électronique qui entonne de
son puissant souffle métallique: "ENAK"
(am,
déc. 2002)
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Enak
1992 - 84 min.
Réalisation: Slawomir Idziak
Irène Jacob est Lucille Spaak
Avec aussi: Edward Zentara (le Cosmonaute), Joanna
Szczepkowska

"Des images
superbes (Idziak, c'était quand même un des
directeurs photo de Kieslowski), mais
une histoire
très très compliquée !"
(Paris,
novembre 2001)

Merci
à la la WDR pour son aide précieuse
!
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