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 Madame Melville - MAJ sept.2003

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Paris, 1966 : un professeur de Français (Irène Jacob, of course) enseigne l'art, la vie et bien d'autres choses à un jeune Américain de 15 ans (Macaulay Culkin ; à l'époque où Irène Jacob tournait "La Double Vie de Véronique", il était la vedette de… "Maman, j'ai raté l'avion". C'était en 1990). La voisine et amie est Madeleine Potter.



Le rideau ne se lève pas, le décor est déjà planté et les spectateurs s'installent devant la reconstitution d'un intérieur parisien. Le "Vaudeville Theatre" est une petite salle confortable, au public détendu.
D'ailleurs, c'est à peine si on a remarqué l'arrivée de Carl, qui commente les circonstances de cette soirée inoubliable chez Madame Melville… L'auteur est maintenant marié, père de famille, pourtant sa voix, son apparence est celle d'un acteur de quinze ans (vingt, en fait) car la pièce va se jouer "au présent", mais… en 1966.
Irène Jacob entrera presqu'aussi par surprise : et nous allons vivre une heure et demi dans ce vrai/faux souvenir : discussions, passions, entre cette professeur qui ne veut décidément pas passer la nuit seule et cet étudiant américain qui n'avait presque rien à dire…
Et peut-être que ces quelques propos presqu'anodins, cette nuit passée chez Madame Melville, cette voisine trop locace, ces coups de fil aux parents, ces lectures du Kama Sutra… cachent des sentiments et des actes plus profonds, plus tragiques, finalement.

Nous aussi nous avons été transportés par les propos de l'auteur, par les jeux très tranchés mais soudés des trois comédiens, et… nous ne vous raconterons pas la fin.


La pièce a été ensuite reprise à New-York en 2001, mais sans Irène Jacob qui a décliné l'offre, "Madame Melville" fut donc jouée par une comédienne américaine…



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000-2001 *«Madame Melville».
Pièce de et dirigée par Richard Nelson.
Théâtre Vaudeville, Londres, octobre 2000 - mars 2001
London, Vaudeville Theater, October 2000-March 2001



The story: Paris, 1966: a French teacher (Irene Jacob, bien sûr) meets a 15-year-old American pupil (Macaulay Culkin; when Irène Jacob was starring in 'The Double Life of Veronika', he was playing in... 'Home Alone'. That was in 1990). She teaches him art, and life as well as many others things…(Also staring Madeleine Potter as the neighbor & friend).

Standing in the reconstitution of a Parisian home, Carl comments for us on his unforgettable evenings with Mrs Melville. The author is now married, with children, but his voice and appearance are these of a fifteen-year-old actor (twenty, in fact!): the play will be played at the present time but… in 1966. Irene Jacob will almost also enter by surprise: and we will spend one hour and a half with these memories: discussions between a teacher who does not want to spend the night alone and an American student who hardly has anything to say! This comedy (?) with nights in Mrs Melville's bed, phone calls to the parents, readings of Kama Sutra could hide more major and tragic acts and feelings.
We have been driven by the author's meaning, the three actor's performances.... we will not tell you the end.




"The Best New West End Play",
s'exclame le Daily Mail
La pièce a inspiré aussi quelques phrases émues au critique du Daily Telegraph :
"This is one of those evenings when you become suddenly aware that you are in the presence of something rare and special (…) Madame Melville is an exquisitely painful reminder of lost love, lost innocence and lost youth."
The Daily Telegraph

Quant au Guardian, il est rassuré sur la fréquentation des scènes du West End par les "movies stars", qui jouent apparement bien leur rôle et amusé par les commentaires savants sur une peinture de Bonnard visant à ramener Carl dans le lit de Mme Melville.

The Times, 09/10/00:
"And in this play I talk a lot," she laughs. It's true: she hardly stops for the first 25 minutes. She admits she's finding it a challenge to make so much dialogue sound unforced; but she's also relishing the chance to hone her work in front of a live audience. "

Parmi les quelques témoignages du public enregistrés :
"Irene is simply magnificent (but then Irene is never anything but magnificent)…I was lucky enough to meet Irene and… her radiance and beauty was just over-powering "…
voir aussi notre page critique


"It was very interesting to find myself suddenly in the other position
[note: an older woman]. I could see how moving it is to have someone wanting to learn from her. I was very attracted by this relationship, because of course I've been in Macaulay's position, in the sense of having people who have been very important in my life who've driven my thinking or feelings."