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©totoutard
(DVD, réalsiation: Bruno Sevaistre)
Pourquoi
la musique ?
Sur France Inter, quelques jours avant un"Hommage à
Irène Jacob" dans le cadre du 21e Festival
Cinéma d'Alès, Irène Jacob devait bien
l'admettre : "C'est vrai que la musique fait partie de
mon parcours, c'est quelque chose qui m'a toujours
suivie
", citant ses rôles de choriste, de
pianiste, de violoniste, de violoncelliste
Et puis jusque sur scène avec deux musiciens, au
moins : Vincent Delerm et Benoît Delbecq.
Un point commun aux trois personnages ? Peut-être
l'envie d'explorer d'autres pistes, d'autres tons, un peu
étonnés que ça fonctionne, plutôt
bien
Comme le déclarait Delbecq aux Inrockuptibles, en
juillet 2001 : "Oui, c'est étrange. Ça me
dépasse un peu à vrai dire, ça s'est
fait sans aucune stratégie, au fil de rencontres avec
des personnalités très différentes qui
chaque fois sont venues me faire travailler sur une
dimension particulière de mon tempérament. A
l'arrivée, ça constitue une grande famille
d'aventuriers qui se reconnaissent chacun dans leur domaine
- un réseau de gens qui ne s'appuient jamais sur leur
savoir, qui se remettent en jeu chaque fois qu'ils
entreprennent une chose nouvelle."
Benoît Delbecq (piano "préparé"), dont
la liste des concerts ne tiendrait pas aisément sur
cette page
était de retour pour un concert avec
Irène Jacob le 11 juillet 2003 à Parthenay,
puis jouera en trio en France et en Angleterre en octobre
(avec Irène Jacob pour le premier concert,
voir www.hask.com).
Et
un autre projet commun doit suivre, dans l'esprit de Berthe
Trépat !
(am)
Les
6 et 7 novembre 2002 :
Concert triomphal à "La Cigale" à Paris pour
Vincent Delerm,
dont deux
euh, non
finalement trois chansons
avec Irène Jacob !
>
Quelques commentaires sur le DVD
Vincent DELERM paru
fin octobre
Et le soir sous les abat-jour,
en faisant des miettes de savane,
sur le canapé en velours,
je relis Cospopolitan
le père de famille idéal est Jean
Réno, Alain Chabat,
Christophe Lambert, Jean-Luc Anglade
je n'aurais pas cru ça de toi
Après les "standing ovations" (pour Vincent, bien
sûr) et au 6e ou 7e rappel
Irène
Jacob a rejoint Vincent Delerm pour l'accompagner de nouveau
en duo.
Ils ont donc repris sous les bravos l'histoire de la "fille
Deutsche Grammophon" ,
qu'ils avaient chantée sur le même tabouret de
piano
après "Cosmopolitan" :
"C'est une fille Deutsche Grammophon,
Au début, ça vous étonne
Une fille Harmonia Mundi
Au début vous êtes surpris
"
ou bien
"Elle maîtrise Telemann plus que François
Feldman"
©
alain martin
Pour ceux qui n'ont pas entendu Irène Jacob chanter,
elle est plus Harmonia Mundi qu'Axelle RED, mais quand on
connaît la chanson
D'ailleurs, c'est bien chez Harmonia Mundi que vous
retrouverez Irène Jacob récitante des
"Chansons de Bilitis" et "La Flûte de Pan" de
Claude Debussy (HMC
901647).
Après une maîtrise sur François
Truffaut, Vincent Delerm contemple chez lui la photo de
Fanny Ardant, si on en croit sa chanson (nb: l'actrice a
reçu le CD, elle aime bien !), il est prêt
à caresser le chien dégueulasse des parents de
Chloé "pour que ça passe"
Un peu surpris
peut-être par son succès, il donne l'impression
d'un gars réservé. Peut-être que si vous
le croisiez dans la rue vous ne le reconnaîtriez pas,
mais qu'une fois sur scène
ça me
rappelle quelque chose !
Irène Jacob chante quelques "miettes de savane" dans
"Cosmopolitan", du premier album de Vincent
Delerm.
Duo intimiste ; lui il aime plutôt Fanny Ardant, il
est prêt à caresser le chien dégueulasse
des parents de Chloé "pour que ça passe".
!Extrait de l'interview pour Totoutard
mais
comment, à part sa passion du cinéma,
Vincent Delerm en est-il arrivé à chanter avec
Irène Jacob ?
"
je l'ai rencontrée dans une
émission de radio, après l'avoir
remarquée dans les films de Kieslowski. Je lui ai
demandé si un jour elle accepterait de participer
à mon disque. Il faut dire que j'étais
très motivé pour la rencontrer car au
départ j'étais programmé pour chanter
dans la même émission que Sylvie Vartan et j'ai
demandé à permuter pour rencontrer
Irène Jacob le lendemain. Sa tonalité de voix
était parfaite et beaucoup de circonstances
chanceuses sont intervenues autour de la sortie de ce disque
notamment pour les droits d'utilisation de la voix de
Trintignant, indispensable..."
D'autres
concerts en tournée et 2003, visitez le
site non officiel mais très
complet !
>
Merci à Irène Jacob, à"Tôt ou
tard" et à Bruno.
"Delerm
est un brillant joueur d'ellipse, de suggestion, de
métaphore.
de la cruelle et
légère Deauville sans Trintignant (avec lui,
en fait !) à l'inventaire de Cosmopolitan (avec
Irène Jacob), on admire le savoir-faire de ce jeune
homme doué
qui a trouvé sa propre voix -
souriante, singulière." Anne-Marie Paquotte
Télérama, 9 mai 2002
"L'album de Vincent Delerm est un petit bijou, tout plein de
tendresse, d'humour et de bonheur, j'adore !"
Aurélie

Beaucoup plus difficile de trouver le disque des
"Recyclers"
mais sait-on
jamais ?
Irène y chante
"la Rua Madudeira". Benoît Delbecq a
joué aussi avec les "Recyclers" et Katerine
>
En
attendant "Gary"
Donc, pourquoi la musique ?
Dans beaucoup de films et de pièces
elle est
professeur ou interprète. Est-ce à cause du
Conservatoire de Genève
de sa première
apparition cinématographique dans le rôle
(bref) d'un professeur de piano, d'un frère musicien
?
"(
)
je
m'aperçois que la musique joue un rôle
important dans mon travail
avec
Kieslowski. Enfant j'ai appris le piano et le violon.
Désormais, je pratique avant tout la flûte
douce. J'ai commencé le chant grâce
à la "Double Vie
" (
) Danser est ma grande
passion.
(
) Les vieux morceaux des Stones (
) la musique
brésilienne (
) le jazz, Brel, Brassens (
)
Vian, Dutronc, Gainsbourg
"
("L'Humanité" du 14/09/94)
>
Sur
CD: Récitante pour les "Chansons de Bilitis"
et "La Flûte de Pan" de Claude Debussy (HMC 901647
Harmonia Mundi, disponible)
Egalement dans "Persephone" de Stravinsly
enregistré à New-York avec l'ochestre St-Lukes
(Sony, épuisé)
Entre musique
et voix, il
y eu aussi, en juin 2001, l'"Etourdissante
performance de Berthe
Trépat":
une facette de plus à découvrir pour ceux qui
ne connaîtraient que l'aspect "cinéma"
d'Irène Jacob.
Sur grand
écran,
Irène
joue ou chante, notamment dans :
"Au revoir les enfants", où elle est
professeur de piano nonchalante.
"La double vie de Véronique", film
consacré, en grande part à la musique et qui a
failli s'appeler "la Choriste". La première
scène, c'est Irène Jacob
chantant sous la
pluie ! Quelques scènes plus loin, on découvre
un poignet meurtri ("Comment c'est arrivé ?" murmure
le garçon à côté d'elle. Et
Irène /Weronika d'expliquer : "Le père d'une
copine me l'a coincé dans une portière ; je
venais de réussir mon examen de piano ce jour
là !" (ou comment évoquer simplement d'une
phrase un drame passé). Ensuite, Weronika se fait
remarquer lors d'une répétition ("J'aimerais
vous entendre, vous avez une voix
étrange" dit
le professeur), et elle gagne le concours de choriste. Elle
mourra un peu plus tard
en chantant, tout un
programme, quel programme !
"En
été 1991, c'est simple : on ne peut pas passer
dans une rue de Paris sans entendre la voix d'Elzbieta
Towarricka, qui double Irène Jacob dans La Double vie
(
) ! Tous se "shootent" à la musique de
Zbigniew Preisner."
(Télérama,
hors-série "Cent ans de cinéma",
1995)
C'est
Zbigniew
Preisner qui
a composé la musique de la "Double Vie
", qui
avait composé celles du Décalogue et qui
composera celles de Bleu, Blanc, Rouge. Influencé par
Cracovie et ses musiciens anciens et contemporains, il est
devenu indissociable des films de Krzysztof Kieslowski, un
peu comme Irène Jacob. "On a inventé le nom
de Van den Budenmayer parce qu'on adore tous les deux
[Krzysztof
et moi, NDLR]
les Pays-Bas. Les encyclopédies et les dictionnaires
nous ont écrit pour nous demander des
renseignements(
) Alors, on s'est dit : "Qu'il continue
à vivre" (Propos
de Z. Preisner recueillis par Vincent Remy dans Telerama
hors-serie de sept. 1993 - "La Passion Kieslowski")
"Victory",
elle est séquestrée dans un hôtel louche
(près de Java), où elle doit jouer du violon
mais aussi tenir compagnie aux hôtes
et tente de
s'échapper.
Fugueuses", elle chante et danse un duo inoubliable
avec Marie Trintignant, sur l'air de "Mammy blue" (entre
autres).
"Othello", elle danse devant "le Maure", un flambeau
à la main. Un peu plus loin, elle fredonne aussi dans
son bain devant sa servante une chanson ancienne qui lui
revient en mémoire ("willow
willow
")
"My Life So Far", elle apparaît jouant du
violoncelle. Un peu plus loin, elle accompagnera la
mère de Fraser au piano, puis poussera la
chansonnette jazzy sur l'air d'un "Sunny side of the street"
(ce qui est contraire à l'esprit de cette maison
où Beethoven c'est de la musique, mais le jazz
non!)
Irène Jacob reconnait elle-même qu'on lui a
finalement "souvent attribué des rôles de
musiciennes", et pour cause !
Au
théâtre, musique aussi !
nous l'avons vu danser quelques pas drôlatiques et
mémorables :
"Résonances", des chorégraphies lentes
ponctuent la mise en scène très rythmée
d'Irina Brook, mais il y a aussi l'irruption brève et
soudaine d'Isabelle Carré et d'Irène Jacob en
sortes de perruches multicolores
La musique de la
pièce est disponible sur CD (mais pas la danse !)
"Madame Melville" a une amie violoniste ; ensemble
elles esquissent quelques pas et chantent "Oui oui oui !",
titre "kitch" extrait de l'album "Sixty French Girls Can't
Be Wrong"
"
Berthe Trépat" où elle incarne
à la fois la pianiste et un spectateur : elle ne
danse plus ni ne chante vraiment, mais c'est toujours la
musique !
"Je sais qu'il existe aussi des amours
réciproques
" , nouvelle mise en
scène en mars-mai 2004 est une nouvelle rencontre
entre le texte et la musique

"Chez
moi, j'écoute rarement la musique de "la Double Vie
de Véronique" - sinon, je deviendrais
désespérément mélancolique"
conclut-elle en riant
("L'Humanité"
- 14/09/94)
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Music &
Irene Jacob
Why music? In much of films and parts she is a professor or
she plays an instrument. May be because of the Academy of
Geneva
may be her first cinematographic appearance in
the (short) role of a piano teacher
; may be a brother
musician?
("L'Humanité" du 14/09/94)
(...) I realize that music plays a significant role in my
work with Kieslowski. When I was a child, I learned piano
and violin. From now on, I practise before all the flute. I
began the song thanks to the "Double life..." (...) Dance is
my great passion
"
"[hobbies
]
According to some media reports (U.S. or British), Juliette
Binoche is a good painter. Julie Delpy is good at cooking.
How about our lovely Ms. Jacob? Well, she plays piano
very well."
("No.1 Irene Fan" sur le Web, 10 avril 2001)
Irene Jacob
plays and sings,
thus in particular in:
"Goodbye
children", as a piano teacher.
"The Double Life of Veronique" , devoted film, in
great part with the music and which failed to be called "The
Chorus-singer". The first scene, Irene Jacob... sings under
the rain! Some scenes further, one discover a wrist meurtri
(" How did it
? " says the boy beside her. And Irene /
Weronika explain: "The father of a girlfriend hurted me in a
door; I had just made a success of my examination of piano
this day there! ". Then, Weronika is pointed out at the time
of a repetition ("I would like to hear you, you have a
strange voice..." the professor says). She will die a little
later... while singing!
Zbigniew
Preisner composed
the music of "The Double life...", who had composed those of
the Decalogue and "Three Colors: Blue, White, Red".
Influenced by Cracow and its musicians - old and
contemporary-, he became indissociable of Kieslowski's
films, a little like
Irene Jacob.
"We invented the name of Van den Budenmayer because
we both [Krzysztof and me] loved Netherlands.
Encyclopaedias and dictionaries asked us for
rinformations(...) Then, we said ourself: "Van den
Budenmayer MUST live "
In
"Victory",
she must play violin
and meet audience in an very
special orchestra near Java, and try to escape
Othello" , she dances in front of "Maure", a torch in
the hand. A little further, she sings also in her bath in
front of her maidservant
an old song she kept in
memory (" willow... willow
)

"My
Life So Far", she appears playing violoncello. Then, she
plays piano for Frazer's mother, and sings "jazzy" on the
air of "Sunny side of the street" (in an house where
Beethoven is music, jazz... no music.)
At theatre, we saw Irene Jacob dancing some steps,
drolatic and memorable:
"Resonances", slow choregraphies, irruption of
Isabelle Carré and Irène Jacob like
some
coloured parakeets... Music is available on CD (but not
dance!)
"Madame Melville" has a friend violonist; together
they dance for some steps and they sing "Oui, oui, oui! ",
"kitch" music from the album "Sixty French Girls Can' t Be
Wrong "...
"At home, I seldom listen to the music of "The Double Life
of Veronique - I would become an hopelessly melancholic
person".
("L'Humanité" - 14/09/94)
"People love asking me whom I would like to work with. This
is difficult to answer. The important thing is that I only
accept parts that really seem interesting to me. And, if I
could, I would
like to work in a musical film".
("Jornal do Brasil" - oct. 94)
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