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DR
Je
n'aime pas
les
commencements
lance
Cléome
(voir
notre résumé)
Une
rencontre entre deux jeunes gens, puis deux autres, un
père à redécouvrir, la Vie, la Mort,
des retours en arrière par le biais d'un
présent lentement compté (mais savamment
décortiqué),
une mise en
scène enlevée (en apparence, seulement ),
quelques pas de danse (mais lesquels !) et une musique
prenante
(Sadie Jemmett & Frank Hutson) nous, nous
avons aimé l'ensemble (cf. la
critique du "Monde").
La pièce met en scène cinq personnages :
Cléome (Irène Jacob), son "petit ami" Wallace
(Jérôme Kircher), son ami Jim (Serge
Hazanavicius), qui deviendra l'ami de la grande amie de
Cléome (vous suivez ?) : Alice (Isabelle
Carré) ; enfin le père de Cléome
(Thierry Bosc) domine la scène, s'adresse au "petit
ami" en question et de sa voix grave lui lance des "on
r'met ça?" qui nous ont AUSSI incité
à revoir la pièce.
La première scène est la rencontre de
Cléome et Wallace, la dernière lorsque toute
action a cessé, et que deux des cinq sont morts
(Alice et le père de Cléome), est la lecture
par Wallace à Cléome du roman qu'il a enfin
bouclé
un manuscrit épais, dont la
lecture promet d'être longue, mais le rideau se
baisse.
Subsistent quelques détails anglo-saxons (pourquoi
ceux la ?), comme le titre d'un journal, ou le mauvais
rêve de Cléome (Irène Jacob) qui crie
"Daddy !". Mais c'est un
détail.
©Henry
Da Costa
Ces
photos de Résonances sont d'Henry
Da Costa,
qui poursuit actuellement un travail de photographe de
scène(s) mais aussi d'autres travaux personnels de
portrait en vue d'expositions personnelles.
Certains clichés de "Résonances" sont
publiées pour la première fois sur internet et
quelques-uns viendront illustrer "Irène Jacob, le
double regard". Un grand merci
!
Entre les
premières et les dernières
représentations, la troupe semble avoir pris de
l'assurance, peut-être un peu trop : ce qui faisait
l'équilibre sensible de la pièce,
c'était le jeu des cinq destinées, entre
humour et sérieux, questions graves, réponses
légères ou vice-versa. Il n'empêche que
l'ensemble se revoyait avec plaisir, un peu plus de deux
heures sans entracte d'une mise en scène rapide, au
style composite, heureusement contrasté : il y a dans
la pièce du rire et des larmes, de la musique, de la
danse, des bruits, des silences (peu), des pensées,
'de la difficulté de vivre et d'aimer', etc.) et
puisqu'il y a là deux actrices, une blonde et une
brune, et qu'Irène Jacob est la brune, nous y
retrouvons quelques intonations, quelques mouvements comme
échappés de sa filmographie, avec un plus: la
"présence"'.
(merci
à Anne du Théâtre de l'Atelier pour son
aide)

Irina Brook a signé fin 2001 la
mise en scène de "La ménagerie de Verre", au
Théâtre de l'Atelier à Paris.
Jérôme Kircher et Isabelle Carré ont
été respectivement "Léonce et
Léna" de Büchner au Théâtre de
l'Odéon en sept-oct 2001 à Paris. On a
retrouvé Jérôme Kircher dans la
"Mouette" aux Bouffes du Nord à Paris en mai
prochain. Quant à Irène Jacob, elle a
joué aussi
"la Mouette" début 2002
à Rennes, Brest et Lyon.
Irina Brook -qui a déjà eu un "Molière"
en 2000 pour "Résonances"- a reçu à
Paris un "Molière" 2001 pour la mise en scène
d'"Une bête sur la lune". Après la
Ménagerie de Verre fin 2001 à l'Atelier, elle
a mis aussi en scène en mars-avril 2002 au
Théâtre de Chaillot (Paris) un "Juliette et
Roméo" (sic).
Une Juliette très jeune, un Roméo très
fougueux
autour d'eux quelques autres jeunes gens qui
s'affrontent, redisent avec les mots d'aujourd'hui les vers
de Shakespeare (et oui, quelquefois, ce sont les
mêmes!). La mère de Juliette s'est muée
en un père grand et digne, la nurse (très joli
costume rose et mauve, parapluie assorti) est trop Anglaise,
mais qui s'en plaindrait !
Irina, merci pour la pièce
on vous a reconnu :
tout cela danse (tiens, tiens
sur la musique de Sadie
Jemmett & Frank Hutson) et rit, pitrerie, calembours,
bousculades joyeuses ou tragiques. Mais, finalement, ce sont
les mêmes dilemnes et les mêmes poisons, la
même haine et le même amour
Sortons (du
théâtre) : ils sont en nous, ils ne nous ont
jamais lâchés !
(am)
Invitée" du Figaro (23 fev 2002), Irina Brook
déclare notamment : "C'est vrai, j'aime les acteurs
[
] Je suis certaine que le fait d'avoir
été moi-même comédienne si
longtemps m'a beaucoup aidée à mieux les
comprendre. La vulnérabilité de l'acteur est
très grande. Il faut savoir être attentif,
respectueux, exigeant, mais dans le bon sens du mot."
©am
Saviez-vous
que deux grandes affiches trônent toujours dans le
hall du Théâtre de l'Atelier à Paris,
deux ans après ? "Résonances" d'Irina
Brook, avec entre autres Irène Jacob
face
à "Trahison" de Pinter avec entre autres
Philippe Volter !
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DR
2000
«Résonances»
Avec
Isabelle Carré, Irène Jacob, Serge
Hazanavicius, Jérôme Kircher, Thierry Bosc.
(d'après
"Morphic Resonance" de Katherine Burger)
Théâtre de l'Atelier, Paris (France),
février-mai 2000.
Mise en
scène : Irina
Brook*
"Molière"
2000 "meilleure pièce de
création"
There
are five characters in this play: Cleome (Irène
Jacob), her boyfriend Wallace (Jérôme Kircher),
his friend Jim (Serge Hazanavicius) who is going to become
the boyfriend of Cleome's best friend: Alice (Isabelle
Carré)... and Cleome's father (Thierry Bosc) who
leads the scene when he talks to the very boyfriend, with
his loud voice asking 'one more for the road?'. This also
encouraged us to go and see the play again.
"I do not like
beginnings" says
Cleome
The
first scene is the meeting of Cleome (Irene Jacob) and
Wallace (Jerome Kircher), the last scene (when any action
ceased, and two out of the five died (Alice and Cleome's
father) shows Wallace reading to Cleome the novel he finally
achieved: a thick book which lays on the stage when the
curtain bends down.
Two young people who meet up, then two others, a father to
be rediscovered, Life, Death, flash-back through a slowly
counted present time, some great dance steps, and a
fascinating music (by Sadie Jemmett & Frank
Hutson)
We like all of this play.(cf critic"
page). Some little details in the French text remained in
English, such as the title of a newspaper, or Cleome's
shouting 'Daddy' in her nightmare...
Irina
Brook -who already won a 'Molière' (French theatre
award) for 'Resonances' in 2000- got another Molière
May 2001 in Paris for directing 'A Beast on The Moon'.
After "The Glass Menagerie"(Tennesse Williams' play), fall
2001 in Paris, her next play was "Juliet and Romeo"
March-April 2002, in Paris
Between
first and last representations, the troop seems to have
improved, perhaps too much. However, what made the
significant balance of the part was the game of these five
destinies, between humour and seriousness, serious
questions, light answers or the other way round.
Nethertheless, still pleasant to watch again! A little more
than two hours without entracte which passed like a feather,
with composite style, fortunately contrasted: here are
laughs and tears, music, dance, noises, silences (few),
thoughts, "of the difficulty of living and liking, etc.".
One see two actresses, a blond-haired and a dark-haired;
Irene Jacob is the dark one: so we found there intonations,
movements like escaped from some of her films, but much more
than this, the magic of the scene, therefore the "presence".
(
)

«Comme
dans un ballet de mantes religieuses, tous s'approchent dans
l'esquive et flirtent avec l'audace de ceux que l'âme
conduit vers la rencontre!... (
) Des femmes, Isabelle
Carré & Irène Jacob qui
révèlent ! (
) Une alchimie du
désir à vivre, à lire entre les lignes
d'une seule main, celle du libre arbitre à
conquérir par plaisir !...
Extrait
de Theothea le 03/03/00
"Just
like in a praying mantis ballet, by dodging they all get
closer & find dare like those whose soul leads to
encounters! Women, Isabelle Carré & Irène
Jacob, who reveal! An alchimia of desire to live, read
between the lines of a single hand, this of free choice to
conquer for pleasure!"
"En
inscrivant Résonances à son répertoire,
l'Atelier fait honneur au "théâtre qui marque
son temps". Le travail accompli des comédiens dont
les chorégraphies sont rattrapées par des
lumières discrètes et tamisées d'Arnaud
Jung sur une musique originale de S. Jemmet et DJ.F. Frenzy,
donne la force que nous attendons du théâtre
vivant. "Celui de l'émotion directe" précise
Isabelle Carré.
"
Patrick Decome pour www.cinelibre.com
"By
presenting 'Resonances', the Atelier honors 'the theatre
that marks its time'. With their choregraphies caught up by
Arnaud JUNG's under softened and delicate lights, and on a
music by S. Jemmet & DJ F. Frenzy, the work achieved by
the actors gives the force we expect from living theatre...
'this of direct emotion' as Isabelle Carré
mentionned."
"Irina
Brook a réuni (
) deux jeunes actrices
délicieuses :
Irène Jacob la brune et Isabelle Carré la
blonde.
"
Les Echos, 7 mars 2000
"Des
comédiens de renom certes, mais plus encore de
talent.
"
L'Express, 2000
"Well-known
actors, certainly. But also even more
talented!.."
"Les
acteurs sont au mieux de leur forme. (
)
"Résonances" restera comme l'une des plus belles
réussites de cette saison
théâtrale.
"
La Tribune, 7 mars 2000
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Isabelle Carré
"César de la Meilleure
Actrice"
le 22 février 2003 pour son rôle
dans "Se Souvenir des Belles Choses"
De "Résonances"
à "Parva",
entre autres, son chemin croise "avec un plaisir
partagé" celui d'Irène Jacob. Alors,
saluons ce César !
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"Ça
faisait dix ans que je n'avais pas fait de
théâtre. Ça a été
un
grand moment pour moi."
Irène
Jacob, 2000
"Cela faisait très longtemps
que je n'étais pas montée sur scène.
Parce qu'il faut partir pour, minimum, six
mois. Il fallait
vraiment que je sois très séduite par un
projet. Par hasard, j'ai
rencontré Irina Brook et grâce à elle,
j'ai passé un moment fort qui m'a
réconciliée avec les
planches."
(Namur, octobre 2001)
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