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 Résonances - MAJ sept.2003

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“Je n'aime pas
les commencements”
lance Cléome (voir notre résumé)

Une rencontre entre deux jeunes gens, puis deux autres, un père à redécouvrir, la Vie, la Mort, des retours en arrière par le biais d'un présent lentement compté (mais savamment décortiqué), une mise en scène enlevée (en apparence, seulement ), quelques pas de danse (mais lesquels !) et une musique prenante… (Sadie Jemmett & Frank Hutson) nous, nous avons aimé l'ensemble (cf. la critique du "Monde").
La pièce met en scène cinq personnages : Cléome (Irène Jacob), son "petit ami" Wallace (Jérôme Kircher), son ami Jim (Serge Hazanavicius), qui deviendra l'ami de la grande amie de Cléome (vous suivez ?) : Alice (Isabelle Carré) ; enfin le père de Cléome (Thierry Bosc) domine la scène, s'adresse au "petit ami" en question et de sa voix grave lui lance des "on r'met ça?" qui nous ont AUSSI incité à revoir la pièce.

La première scène est la rencontre de Cléome et Wallace, la dernière lorsque toute action a cessé, et que deux des cinq sont morts (Alice et le père de Cléome), est la lecture par Wallace à Cléome du roman qu'il a enfin bouclé… un manuscrit épais, dont la lecture promet d'être longue, mais le rideau se baisse.
Subsistent quelques détails anglo-saxons (pourquoi ceux la ?), comme le titre d'un journal, ou le mauvais rêve de Cléome (Irène Jacob) qui crie "Daddy !". Mais c'est un détail.

 
©Henry Da Costa 
Ces photos de Résonances sont d'Henry Da Costa, qui poursuit actuellement un travail de photographe de scène(s) mais aussi d'autres travaux personnels de portrait en vue d'expositions personnelles.
Certains clichés de "Résonances" sont publiées pour la première fois sur internet et quelques-uns viendront illustrer "Irène Jacob, le double regard". Un grand merci !



Entre les premières et les dernières représentations, la troupe semble avoir pris de l'assurance, peut-être un peu trop : ce qui faisait l'équilibre sensible de la pièce, c'était le jeu des cinq destinées, entre humour et sérieux, questions graves, réponses légères ou vice-versa. Il n'empêche que l'ensemble se revoyait avec plaisir, un peu plus de deux heures sans entracte d'une mise en scène rapide, au style composite, heureusement contrasté : il y a dans la pièce du rire et des larmes, de la musique, de la danse, des bruits, des silences (peu), des pensées, 'de la difficulté de vivre et d'aimer', etc.) et puisqu'il y a là deux actrices, une blonde et une brune, et qu'Irène Jacob est la brune, nous y retrouvons quelques intonations, quelques mouvements comme échappés de sa filmographie, avec un plus: la "présence"'.

(merci à Anne du Théâtre de l'Atelier pour son aide)


Irina Brook a signé fin 2001 la mise en scène de "La ménagerie de Verre", au Théâtre de l'Atelier à Paris. Jérôme Kircher et Isabelle Carré ont été respectivement "Léonce et Léna" de Büchner au Théâtre de l'Odéon en sept-oct 2001 à Paris. On a retrouvé Jérôme Kircher dans la "Mouette" aux Bouffes du Nord à Paris en mai prochain. Quant à Irène Jacob, elle a joué aussi…"la Mouette" début 2002 à Rennes, Brest et Lyon.
Irina Brook -qui a déjà eu un "Molière" en 2000 pour "Résonances"- a reçu à Paris un "Molière" 2001 pour la mise en scène d'"Une bête sur la lune". Après la Ménagerie de Verre fin 2001 à l'Atelier, elle a mis aussi en scène en mars-avril 2002 au Théâtre de Chaillot (Paris) un "Juliette et Roméo" (sic).
Une Juliette très jeune, un Roméo très fougueux… autour d'eux quelques autres jeunes gens qui s'affrontent, redisent avec les mots d'aujourd'hui les vers de Shakespeare (et oui, quelquefois, ce sont les mêmes!). La mère de Juliette s'est muée en un père grand et digne, la nurse (très joli costume rose et mauve, parapluie assorti) est trop Anglaise, mais qui s'en plaindrait !
Irina, merci pour la pièce… on vous a reconnu : tout cela danse (tiens, tiens… sur la musique de Sadie Jemmett & Frank Hutson) et rit, pitrerie, calembours, bousculades joyeuses ou tragiques. Mais, finalement, ce sont les mêmes dilemnes et les mêmes poisons, la même haine et le même amour… Sortons (du théâtre) : ils sont en nous, ils ne nous ont jamais lâchés !
(am)
Invitée" du Figaro (23 fev 2002), Irina Brook déclare notamment : "C'est vrai, j'aime les acteurs […] Je suis certaine que le fait d'avoir été moi-même comédienne si longtemps m'a beaucoup aidée à mieux les comprendre. La vulnérabilité de l'acteur est très grande. Il faut savoir être attentif, respectueux, exigeant, mais dans le bon sens du mot."

 ©am  
Saviez-vous que deux grandes affiches trônent toujours dans le hall du Théâtre de l'Atelier à Paris, deux ans après ? "Résonances" d'Irina Brook, avec entre autres Irène Jacob… face à "Trahison" de Pinter avec entre autres… Philippe Volter !

DR

2000 «Résonances»
Avec Isabelle Carré, Irène Jacob, Serge Hazanavicius, Jérôme Kircher, Thierry Bosc.
(d'après "Morphic Resonance" de Katherine Burger)
Théâtre de l'Atelier, Paris (France), février-mai 2000
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Mise en scène : Irina Brook*
"Molière" 2000 "meilleure pièce de création"



There are five characters in this play: Cleome (Irène Jacob), her boyfriend Wallace (Jérôme Kircher), his friend Jim (Serge Hazanavicius) who is going to become the boyfriend of Cleome's best friend: Alice (Isabelle Carré)... and Cleome's father (Thierry Bosc) who leads the scene when he talks to the very boyfriend, with his loud voice asking 'one more for the road?'. This also encouraged us to go and see the play again.
"I do not like beginnings" says Cleome…
The first scene is the meeting of Cleome (Irene Jacob) and Wallace (Jerome Kircher), the last scene (when any action ceased, and two out of the five died (Alice and Cleome's father) shows Wallace reading to Cleome the novel he finally achieved: a thick book which lays on the stage when the curtain bends down.
Two young people who meet up, then two others, a father to be rediscovered, Life, Death, flash-back through a slowly counted present time, some great dance steps, and a fascinating music (by Sadie Jemmett & Frank Hutson)… We like all of this play.(cf
critic" page). Some little details in the French text remained in English, such as the title of a newspaper, or Cleome's shouting 'Daddy' in her nightmare...


Irina Brook -who already won a 'Molière' (French theatre award) for 'Resonances' in 2000- got another Molière May 2001 in Paris for directing 'A Beast on The Moon'.
After "The Glass Menagerie"(Tennesse Williams' play), fall 2001 in Paris, her next play was "Juliet and Romeo" March-April 2002, in Paris…

Between first and last representations, the troop seems to have improved, perhaps too much. However, what made the significant balance of the part was the game of these five destinies, between humour and seriousness, serious questions, light answers or the other way round. Nethertheless, still pleasant to watch again! A little more than two hours without entracte which passed like a feather, with composite style, fortunately contrasted: here are laughs and tears, music, dance, noises, silences (few), thoughts, "of the difficulty of living and liking, etc.". One see two actresses, a blond-haired and a dark-haired; Irene Jacob is the dark one: so we found there intonations, movements like escaped from some of her films, but much more than this, the magic of the scene, therefore the "presence". (…)


«Comme dans un ballet de mantes religieuses, tous s'approchent dans l'esquive et flirtent avec l'audace de ceux que l'âme conduit vers la rencontre!... (…) Des femmes, Isabelle Carré & Irène Jacob qui révèlent ! (…) Une alchimie du désir à vivre, à lire entre les lignes d'une seule main, celle du libre arbitre à conquérir par plaisir !...
Extrait de Theothea le 03/03/00
"Just like in a praying mantis ballet, by dodging they all get closer & find dare like those whose soul leads to encounters! Women, Isabelle Carré & Irène Jacob, who reveal! An alchimia of desire to live, read between the lines of a single hand, this of free choice to conquer for pleasure!"

"En inscrivant Résonances à son répertoire, l'Atelier fait honneur au "théâtre qui marque son temps". Le travail accompli des comédiens dont les chorégraphies sont rattrapées par des lumières discrètes et tamisées d'Arnaud Jung sur une musique originale de S. Jemmet et DJ.F. Frenzy, donne la force que nous attendons du théâtre vivant. "Celui de l'émotion directe" précise Isabelle Carré. "
Patrick Decome pour www.cinelibre.com
"By presenting 'Resonances', the Atelier honors 'the theatre that marks its time'. With their choregraphies caught up by Arnaud JUNG's under softened and delicate lights, and on a music by S. Jemmet & DJ F. Frenzy, the work achieved by the actors gives the force we expect from living theatre... 'this of direct emotion' as Isabelle Carré mentionned."

"Irina Brook a réuni (…) deux jeunes actrices délicieuses :
Irène Jacob la brune et Isabelle Carré la blonde.
"
Les Echos, 7 mars 2000

"Des comédiens de renom certes, mais plus encore de talent. "
L'Express, 2000
"Well-known actors, certainly. But also even more talented!.."

"Les acteurs sont au mieux de leur forme. (…) "Résonances" restera comme l'une des plus belles réussites de cette saison théâtrale. "
La Tribune, 7 mars 2000


Isabelle Carré "César de la Meilleure Actrice"
le 22 février 2003 pour son rôle dans "Se Souvenir des Belles Choses"…
De "
Résonances" à "Parva", entre autres, son chemin croise "avec un plaisir partagé" celui d'Irène Jacob. Alors, saluons ce César !



"Ça faisait dix ans que je n'avais pas fait de théâtre. Ça a été un grand moment pour moi."
Irène Jacob, 2000

"Cela faisait très longtemps que je n'étais pas montée sur scène. Parce qu'il faut partir pour, minimum, six mois. Il fallait vraiment que je sois très séduite par un projet. Par hasard, j'ai rencontré Irina Brook et grâce à elle, j'ai passé un moment fort qui m'a réconciliée avec les planches."
(Namur, octobre 2001)

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Les commencements… avec Kérôme Kircher…