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 “Irène Jacob, le double regard” - MAJ sept.2003

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“Une oeuvre d'art peut-elle changer une vie humaine?…

…Ou l'influencer, la sensibiliser, la fasciner ? La réponse est en nous : dans toute sa gratuité apparente, l'art trouve son utilité fondamentale, nous révéler à nous-mêmes.
Imaginons un spectateur de dix-sept ans qui, pour la première fois, va voir La double vie de Véronique de Krzysztof Kieslowski. Nous sommes en 1991, le jeudi 27 juin, à Charleville-Mézières. Ce pourrait être vous.
Après la séance, sa vie va se conjuguer au présent, le présent de ce film répété à chaque retour de lumière, ce film qui lui a laissé quelque chose, comme un don invisible, une parole diffuse dans le silence de certaines scènes, il ne peut pas l'expliquer clairement, il n'a que dix-sept ans et pressent confusément qu'il aura cet âge-là toute sa vie.”
Récit autobiographique, La fascination des doubles est un témoignage sur l'amour fou et le phénomène des coïncidences, selon le principe des synchronicités de C.G.Jung, ainsi qu'un hommage au cinéaste polonais trop tôt parti, Krzysztof Kieslowski.
(Extrait du prière-d'insérer)

Nous nous sommes rencontrés il y a quelques jours : Richard prépare sa rentrée littéraire : un texte paraîtra à l'occasion de "Lire en fête" en fin d'année, son roman "Cascamouche" début 2004, et après : on verra : "J'ai une idée par mois… le problème c'est le timing!" Et d'évoquer, une fois encore, cette année 1991. Comme il l'avait précisé dans une interview parue récemment sur e-ternet, il avait raté Kieslowski à Cannes, dans un taxi qui partait dans la nuit, accompagné de son traducteur et d'IrèneJacob. Mais il avait, tout de mêm, revu Irène.
D'ailleurs, c'est comme cela que nous nous sommes sonnus !
(am)
On lit aussi dans "La Fascination des doubles" :
“Il est vrai que
La Double Vie de Véronique est une vision onirique et intuitive de l'existence. Deux vies s'écoulent en même temps, deux jeunes femmes se ressemblent et pourtant ne vivent pas le même destin (…) De ce jeu de miroir naît l'onirisme du film, une atmosphère fantastique qui prend sa source dans une réalité indicible, que Kieslowski suggère presque sans parole…”
Le même Richard Dalla Rosa écrivit "Epsilon", un roman paru chez Desmaret (2002 - www.desmaret.com): le premier chapitre s'appelle "L'homme qui aimait les actrices", un personnage se nomme Valentine et on y évoque… La Double Vie de Véronique !
"

"La Fascination des doubles" - avril 2003 -
Editions Pierron 57202 Sarreguemines (France)



Le témoignage d'Hervé et Valérie
(Courts extraits de mails échangés à l'envoi d'une VHS " La Double Vie de Véronique")

Date : 15/07/2003 15:08

De rv A a_irene Sujet : Re:la double vie…

Bonjour Charles.
… Pourquoi "la double vie de Véronique" ? … il s'agit de l'offrir à mon amie. …J'ai compulsé tous les sites que j'ai trouvé sur Irène Jacob, sur le film, etc... Vous imaginez sans peine la quête que cela est devenu pour moi. Depuis plusieurs mois déjà nous en parlons sans cesse. Et son ton, le vibrato de sa voix est sans appel. Elle tremble rien qu'à évoquer le souvenir de ce film.
J'ai écouté la B.O. Et là, choc ! Musique sublime… Je suis donc piqué au vif et décide de trouver par tous les moyens ce film, et rapidement…
…La presse est unanime sur la justesse du jeu d'Irène Jacob, la réalisation, la musique. Mon impatience n'est que grandissante. Valérie ne m'en voudra pas, je vous livre ici quelques-uns uns de ses mots: " Dis lui combien Irène Jacob est belle dans ce film, est émouvante, joue juste. Dis lui que c'est un film beau, simplement. Avec une belle leçon de vie ". Une telle opinion pour moi n'a pas de prix…

Bien cordialement.

Hervé



Date : 25/07/2003 12:00

De rv A a_irene Sujet : Re:Véronique

Charles,
…Hier soir tard dans la nuit, nous avons vu ce film tant attendu.…Vous aviez raison, nous ne sommes pas déçus, loin de là même. Comment dire quand les mots manquent pour qualifier cela ! Merci. Merci. Merci encore.
…Mon impression en tant que jeune découvreur. …"scotché"… Stupéfiant. Les critiques que j'ai lues sont en dessous de ce que je ressens. Les mots ne pourront servir en toute exhaustivité les sentiments reçus, toujours présents… Irène Jacob ne joue pas la comédie, mais elle EST Véronique. Qu'en dire de plus ? …Laissons au réalisateur sa part personnelle de magie… Cette fresque ne saurait être disséquée. Juste sentie. Reçue…

D'ores et déjà j'ai inclus cette histoire sur ma liste personnelle des meilleurs films. Ceux qui collent à ma sensibilité propre. Et il est en très très bonne place… Puis ce film pourrait nous faire dire que les personnages sont.. nous. Tous.…

Hervé (&Valérie)