|
                                

|
|

Une
oeuvre d'art peut-elle changer une vie
humaine?
Ou
l'influencer, la sensibiliser, la fasciner ? La
réponse est en nous : dans toute sa gratuité
apparente, l'art trouve son utilité fondamentale,
nous révéler à nous-mêmes.
Imaginons un spectateur de dix-sept ans qui, pour la
première fois, va voir La double vie de
Véronique de Krzysztof Kieslowski. Nous sommes en
1991, le jeudi 27 juin, à
Charleville-Mézières. Ce pourrait être
vous.
Après la séance, sa vie va se conjuguer au
présent, le présent de ce film
répété à chaque retour de
lumière, ce film qui lui a laissé quelque
chose, comme un don invisible, une parole diffuse dans le
silence de certaines scènes, il ne peut pas
l'expliquer clairement, il n'a que dix-sept ans et pressent
confusément qu'il aura cet âge-là toute
sa vie.
Récit autobiographique, La fascination des doubles
est un témoignage sur l'amour fou et le
phénomène des coïncidences, selon le
principe des synchronicités de C.G.Jung, ainsi qu'un
hommage au cinéaste polonais trop tôt parti,
Krzysztof Kieslowski.
(Extrait
du prière-d'insérer)
Nous
nous sommes rencontrés il y a quelques jours :
Richard prépare sa rentrée littéraire :
un texte paraîtra à l'occasion de "Lire en
fête" en fin d'année, son roman "Cascamouche"
début 2004, et après : on verra : "J'ai une
idée par mois
le problème c'est le
timing!" Et d'évoquer, une fois encore, cette
année 1991. Comme il l'avait précisé
dans une interview parue récemment sur e-ternet, il
avait raté Kieslowski à Cannes, dans un taxi
qui partait dans la nuit, accompagné de son
traducteur et d'IrèneJacob. Mais il avait, tout de
mêm, revu Irène.
D'ailleurs, c'est comme cela que nous nous sommes sonnus
!
(am)
On lit aussi dans "La Fascination des doubles" :
Il est vrai que La
Double Vie de
Véronique
est une vision onirique et intuitive de l'existence. Deux
vies s'écoulent en même temps, deux jeunes
femmes se ressemblent et pourtant ne vivent pas le
même destin (
) De ce jeu de miroir naît
l'onirisme du film, une atmosphère fantastique qui
prend sa source dans une réalité indicible,
que Kieslowski suggère presque sans
parole
Le même Richard Dalla Rosa écrivit
"Epsilon", un roman paru chez Desmaret (2002 -
www.desmaret.com): le premier chapitre s'appelle "L'homme
qui aimait les actrices", un personnage se nomme Valentine
et on y évoque
La Double Vie de
Véronique !
"
"La
Fascination des doubles" - avril 2003 -
Editions Pierron 57202 Sarreguemines
(France)
|
|
Le
témoignage d'Hervé et
Valérie
(Courts
extraits de mails échangés à l'envoi
d'une VHS " La Double Vie de
Véronique")
Date :
15/07/2003 15:08
De rv A
a_irene Sujet : Re:la double vie
Bonjour
Charles.
Pourquoi "la double vie de Véronique" ?
il s'agit de l'offrir à mon amie.
J'ai
compulsé tous les sites que j'ai trouvé sur
Irène Jacob, sur le film, etc... Vous imaginez sans
peine la quête que cela est devenu pour moi. Depuis
plusieurs mois déjà nous en parlons sans
cesse. Et son ton, le vibrato de sa voix est sans appel.
Elle tremble rien qu'à évoquer le souvenir de
ce film.
J'ai écouté la B.O. Et là, choc !
Musique sublime
Je suis donc piqué au vif et
décide de trouver par tous les moyens ce film, et
rapidement
La presse est unanime sur la justesse du jeu
d'Irène Jacob, la réalisation, la musique. Mon
impatience n'est que grandissante. Valérie ne m'en
voudra pas, je vous livre ici quelques-uns uns de ses mots:
" Dis lui combien Irène Jacob est belle dans ce film,
est émouvante, joue juste. Dis lui que c'est un film
beau, simplement. Avec une belle leçon de vie ". Une
telle opinion pour moi n'a pas de prix
Bien cordialement.
Hervé
Date : 25/07/2003 12:00
De rv A
a_irene Sujet : Re:Véronique
Charles,
Hier soir tard dans la nuit, nous avons vu ce film
tant attendu.
Vous aviez raison, nous ne sommes pas
déçus, loin de là même. Comment
dire quand les mots manquent pour qualifier cela ! Merci.
Merci. Merci encore.
Mon impression en tant que jeune découvreur.
"scotché"
Stupéfiant. Les
critiques que j'ai lues sont en dessous de ce que je
ressens. Les mots ne pourront servir en toute
exhaustivité les sentiments reçus, toujours
présents
Irène Jacob ne joue pas la
comédie, mais elle EST Véronique. Qu'en dire
de plus ?
Laissons au réalisateur sa part
personnelle de magie
Cette fresque ne saurait
être disséquée. Juste sentie.
Reçue
D'ores et
déjà j'ai inclus cette histoire sur ma liste
personnelle des meilleurs films. Ceux qui collent à
ma sensibilité propre. Et il est en très
très bonne place
Puis ce film pourrait nous
faire dire que les personnages sont.. nous.
Tous.
Hervé
(&Valérie)
|