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"Cycle
Kieslowski"
Site
Jacob - Université de Chambéry (France),
4-5-6 avril 2003
"Kieslowski
croyait en la réalité. Il y croyait si fort
qu'il n'a pas ressenti au début de sa carrière
le besoin de créer des univers
fictifs
mais comme Filip, le personnage de
l'Amateur", K. Kieslowski prend conscience du pouvoir de la
caméra. Craignant la force du documentaire, le
réalisateur se tourne vers la fiction. Le monde
entier découvre alors l'univers fascinant de
Kieslowski
"
(Programme
du Cycle Kieslowski, Florent Viaud, président de
l'association "Univerciné")
Voilà,
trois jours passés avec "ceux qui l'ont connu" et
"ceux qui le découvrent" : une série de
rencontres enrichissantes pour tous, avec des projections
rares (comme "L'Amateur" (1979), ou le documentaire
"Dialogues" (1991), un portrait de Kieslowski tourné
en 1991 pendant "La Double Vie de Véronique" et de
nombreuses discussions
avec nos commentaires, qui
s'étoffent tout au long de cette semaine du retour
!
A noter, l'Université de Chambéry, sur la
commune de Jacob, dans les hauteurs de Chambéry, est
la seule en France a possèder une autorisation
d'exploitation, et programme donc chaque mercredi tout
au long de l'année différents films. Ce
"Clycle Kieslowski" inaugure brillament une série de
festivals
>"L'univers
sonore et visuel de
Kieslowski"
>"Les
personnages
kieslowskiens"
>"Du
documentaire à la
fiction"
>"Le
thème du double"
>"Travailler
avec Kieslowski"
>Quelques
photos
>"L'univers
sonore et visuel de Kieslowski".
Piotyr
Sobocinski avait dit de son travail avec Kieslowski : "nous
avons créé ce monde réel et ce hasard
de toutes pièces ; du début à la fin,
tout était sous contrôle !" Piotr Jaxa,
Jean-Claude Laureux, Jacques Witta nous donnèrent
quelques éclairages sur l'image, la lumière et
le montage très particuliers, très minutiuex
de Kieslowski, toujours pourtant au service de
l'émotion.
>"Les
personnages kieslowskiens"
Après
la présentation d'"Irène Jacob, l'autre
regard", Alain Martin recueillait les avis des
invités (sans acteur, hélas !) et du public
sur ces personnages, précis mais étrangement
familiers
Il rappelait que ces hommes et ces femmes,
sous l'emprise du "génial manipulateur" ne cessent de
répéter "je ne sais pas
" ou "qu'est-ce
que vous voulez?"
En contraste avec un cinéma
où la vérité est établie une
bonne fois pour toute, ils restent fragiles et nous
interrogent, nous spectateurs
c'est peut-être
pour cela qu'on les aime !
>"Du
documentaire à la fiction"
Qui
pouvait mieux que Caroline Cottier, qui a écrit
"Kieslowski:
du documentaire à la
fiction",
parler et faire parler des premiers films de Krzysztof, puis
de son évolution vers les films de fiction ? Et de la
responsabilité du cinéaste : que doit-il
montrer, que ne doit-il pas montrer ? Question en
correspondance évidente avec le sujet de 'l'Amateur",
projeté juste avant, et toujours actuelle !
Maria Vinckler, de l'association "Cultures d'Europe" a
tenu a préciser que l'école de l'Est du
document suppose qu'il y a toujours des créations
avec un scénario" ! Kieslowski a étudié
et travaillé dans l' école
célèbre de Lodz (prononcer ±
wOOutch) dont Piotr se rappelle bien. "En Pologne, dans
les années 60, les étudiants pouvaient
accéder aux caméras 35 mm (et pas que russes,
c'étaient des marques allemandes !) soit pour
réaliser de très brèves fictions de 1
ou 2 minutes dans le cadre de l'école, soit en
réalisant des news de 10 minutes
commandées et payés par le système, la
Propaganda".
Piotr avise une caméra digitale au bord de la
scène et commente : "L'Amateur ? Drôle de titre
!Qu'est-ce que ça veut dire ? Nous sommes tous des
amateurs, et lui aussi [le cadreur], c'est un
professionnel !
La vraie
qustion, pour Piotr Jaxa, est : "Qu'est ce que nous avons
à dire ?""Si nous avons quelque chose à dire,
le matériel ne compte pas !
Avec une caméra digitale comme cela, aujourd'hui, on
peut commencer aussi à tourner, à
éclairer, à faire vraiment du cinéma,
c'est merveilleux
"
"C'est une profession qui vous donne la chance de
montrer
mais c'est aussi une responsabilité :
quelle image doit-on montrer ?"
Caroline intervient sur ce thème de la
responsabilité : "si je pouvais trouver un homme
universel !
dit Zanussi dans l'Amateur. Kieslowski,
lui, décide alors de montrer des faux morts et de la
glycérine
et à partir de "Premier
amour", il comprend que pour filmer l'intérieur
des êtres, il vaut mieux recréer la
réalité."
Surtout, "on pouvait faire le film avant et la censure
n'arrivait qu'après !". Alors ils ont appris à
l'éviter pour préserver leurs films, comme
dans l'Amateur, comme dans les propos de Kieslowski dans
"Dialogues" projeté dimanche soir :
"c'était comme du slalom : ils mettaient des
piquets, et on skiait en les évitant
ils
rajoutaient de plus en plus de piquets, et nous ont
apprenait à descendre de mieux en mieux, en les
évitant !".

Caroline Cottier anime aussi un débat à
Tours
le 20 novembre 2003 sur le même thême et
après la projection du film "Dialogues" de Ruben
Korenfeld.
(photo am)
>
"Le thème du double"
La discussion nous entraînait cette fois vers
l'"indicible" !
vers les mille et une
interprétations que le film "La Double Vie de
Véronique" demande au spectateur
Nous savions
déjà que la discussion se tenait sur le
terrain du ressenti, plutôt que de l'explication. Pour
ou contre le traitement si particulier du film (de "sublime"
à "kitch", les qualificatifs sont nombreux !), les
invités ne cachaient pas leur
"Fascination des
Doubles" (titre du livre de Richard Dalla Rosa qui menait le
débat).
Le maître de cérémonie, Florent, avait
d'ailleurs prévenu avant la projection que ce film
avait vraiment "changé sa vie, son regard sur le
monde"
et il n'est visiblement pas le seul !
Richard Dalla Rosa menait le débat. Lui et Alain
Martin commençaient à témoigner, l'un
d'être sorti de la salle en 93
"défiguré, transfiguré !" a tel point
qu'il a eu envie d'écrire son livre pour
peut-être éclairer des lecteurs vers ce film,
l'autre des "réactions d'émotion nombreuses et
internationales pour ce film" lorsqu'une voix s'éleva
à l'autre bout du plateau : "Attendez, attendez
moi ce film, je le vois pour la quatrième fois, et il
commence à me fatiguer
avec cette mystique
qui prend à la gorge, ces effets accentués par
la musique aussi ! Quand on connaît Kieslowski, on
s'aperçoit bien qu'il y a des moments où il
appuie trop sur la spiritualité c'est trop construit,
factice et artificiel
Cela me désole
d'autant plus que je trouve le personnage du double
fascinant, avec cette quête de l'identité
à travers l'autre, l'alter ego
"
Notre intervenant -qui par ailleurs adore le Kieslowski
d'avant le Décalogue- avait, vous l'avez compris,
choisi un ton un peu provocateur pour réveiller
l'assemblée (il était déjà tard
: "Trois Couleurs", du théâtre et un
débat derrière nous !). Ce qu'il nous raconta
ensuite ?
Que même Hegel qui n'était pas vraiment un
romantique avait eu cette idée folle qu'il y avait
pour chacun d'entre nous un double exact, quelque part dans
le monde, une très belle image pour nous consoler
de notre condition d'homme seul
quelqu'un qui
accompagne notre destinée, qui nous comprend mieux
parce qu'il nous ressemble. Que le problème avec le
double, c'est qu'en général
ça se
termine toujours mal : dans la folie, la
schizophrénie, l'accident, qu'en allemand le titre
est traduit "Les deux vies de Véronique"
Richard parle aussi de conversation où on lui a dit,
effectivement c'est trop beau, c'est un peu superficiel,
mais cela peut faire aussi partie du jeu de Kieslowski, de
nous alerter en nous montrant quelque chose de trop
beau
Et puis, c'est peut-être aussi un film sur
le devenir perpétuel (la chrysalide, le papillon
symbolisé par les marionnettes)
Notre interlocuteur de tout à l'heure remarque qu'on
a l'impression que la première Véronique sait
qui elle est et qu'elle va mourir, alors que la
deuxième n'en sait rien
il parle encore de
ces personnages de "passeurs" qu'on rencontre dans la
littérature et aussi dans l'uvre kieslowskienne
: des figures allégoriques qui incarnent le destin
(ainsi, dans Blanc, l'ami de Karol), mais dans le
discours de Kieslowski, ces personnages ne savent même
pas pourquoi ils font ça !
Au dédoublement par les miroirs qui ne le convainc
pas, notre homme préfère le vrai double qui
apparaît dans la plus belle scène selon lui :
celle où Véronique regarde la photo de
Weronika prise depuis le car
Ces personnages continuent de dire "je ne sais pas", mais
ils le ressentent : la vérité
s'énonce de manière intuitive, on montre
l'indicible. En clair : on ne peut pas le dire, mais on
peut le montrer, et Kieslowski l'a fait !
Une remarque encore à propos de Véronique qui
accepte de déposer un faux témoignage pour
viol : "Tu vas le faire, toi !" s'écrie son amie. Ni
elle, ni nous spectateur, ne le croyons tout d'abord : le
côté angélique est
déstabilisé, il est devenu cruel. Alain Martin
souligne encore que, qu'on aime ou qu'on n'aime pas,
Kieslowski a sûrement complètement
maîtrisé la forme donnée à ses
films, et ce n'est pas une question par exemple de technique
ou d'argent soudain plus facile : il a vraiment voulu
s'exprimer dans une deuxième période de
manière très différente des films
précédents.
Richard Dalla Rosa parle lui aussi d'un nouveau discours
lié aux années 90, vécues
différemment : le témoin d'un nouveau monde.
Alain ajoute, faisant référence aux propos
échangés quelques heures avant : aujourd'hui
Kieslowski, qui était toujours à l'affût
des nouveautés techniques et préoccupé
de raconter des histoires "autrement" aurait sûrement
trouvé, en digital par exemple, une voie nouvelle et
complètement différente pour s'exprimer.
Comment, nous ne la saurons jamais !
Richard acquiesce : il a toujours été
visionnaire dans son temps
Attention, alerte Jacques Witta : "Kieslowski s'est toujours
défendu d'avoir voulu placer des symboles,
certains objets ne sont là que pour que le
spectateur se pose des questions, et donc
la
réponse, c'est à vous de la trouver !" Il
pense aussi qu'on a éludé dans le débat
: "la transmission. Je n'appellerais pas cela de la
télépathie, mais l'échange entre les
individus et bien plus que d'un personnage à un autre
: le double existe, mais il y a un sens beaucoup plus large,
plus humaniste, a donner au film, dans l'universel." Et
surtout si on analyse un film
ne dissocions pas les
éléments, les détails, les miroirs :
c'est un tout, une émotion entière qui nous
est donnée.
>
"Travailler avec Kieslowski"
 
La
conclusion, dimanche soir. Jacques Witta , au premier plan,
qui affirmait par ailleurs : "Le montage ? Il connaissait
par cur ; pour la scène dans le
théâtre de "Rouge", il m'a bluffé
!".
Il n'y a pas que la technique qui compte : J. Witta et toute
l'équipe étaient très émus en
évoquant enfin la disparition du réalisateur,
qui refusant les grands cardiologues français
proposés par Marin Karmitz, préféra
être opéré en Pologne, à
Cracovie
et devait y mourir une quinzaine de jours
après
La représentante de l'association "Cultures d'Europe"
lit d'ailleurs une lettre modeste et chaleureuse de
Kieslowski qui leur avait répondu dans les 48 heures,
dans la période où il réalisait "Bleu",
"Blanc" et "Rouge" à un train d'enfer, pratiquement
en simultané !
Tous les
invités se retrouvent sur le plateau à cette
occasion !
Travailler avec Krzysztof Kieslowski reste un souvenir
inoubliable, une expérience incompable pour
l''ensemble de ses équipes, ce que le film
"Dialogues" illustrait bien.
Lorsque Kieslowski avait aidé à porter des
caisses à la fin d'un tournage, on avait
protesté que ce n'était pas son rôle. Il
avait répliqué : "Mais
le perchman, le
cadreur, la scripte
ils tiennent tous quelque
chose
je suis le seul qui n'est rien dans les mains
!". Avait-il oublié, lui le travailleur
acharné, que c'est lui qui portait
le film
?
Le temps nous manque pour vous parler dans
l'immédiat des courts et long-métrages
projetés, mais nous recommandons la visite du site de
Caroline Cottier dédié au
"maître-cinéaste polonais" :
http://site.voila.fr/Kieslowski
Merci
à Florent et toute l'équipe
d'Univerciné
(http://univercine.free.fr/)
qui nous a accueilli à Chambéry, aux autres
invités et passionnés avec qui nous avons
partagé quelques instants.
>
A voir
aussi, le compte rendu de la rencontre
de Tours
en 2003
|
|
Photos:
©alain
martin/www.irenejacob.net
>
Les invités présents
:
Ceux qui ont travaillé avec lui :
Piotr Jaxa (photographe de plateau et cadreur),
Jean-Claude Laureux (ingénieur du son),
Jacques Witta (chef monteur)
et ceux qui ont écrit à propos de lui :
Caroline Cottier, Alain Martin et Richard Dalla Rosa
: respectivement deux mémoires, une biographie
atypique et un récit fasciné et
fascinant
Malheureusement, les circonstances ont
empêché la venue d'Irène Jacob,
Florence Pernel et Philippe Volter,
également conviés,
mais qui ont assuré leur soutien à la
manifestation.
 
Ceux qui
ont travaillé avec Kieslowski parlent :
Piotr
Jaxa
(photographe et seconde caméra sur "Rouge"),
Jean-Claude Laureux (son) et Jacques Witta (montage)&endash;
en pleine discussion avec Caroline Cottier
(au centre).
During many discussions, those who had worked with
Kieslowski are speaking: Piotr Jaxa (photographer and second
camera on "Red"), Jean-Claude Laureux (sound) and Jacques
Witta (editing) debating with Caroline Cottier center,
author of "Kieslowski: from documentary to fiction".

A
droite, Piotr Jaxa est intarissable quand il
évoque l'équipe soudée qui entourait
Kieslowski, lui qui travaillait, observait, écoutait
ses collaborateurs
mais savait aussi trancher !
Passé au numérique dans son travail, Piotr
Jaxa pense qu'on a simplement besoin de deux
ingrédients essentiels : "L'amour et
Photoshop®" et il aime à
répéter qu'on peut "acheter le
matériel
mais pas l'imagination !"
Now working with digital camera or processing, Piotr Jaxa
thinks that one simply needs two essential ingredients:
"Love and Photoshop®" (!)
ansd he still repeats
that one can "buy material
but not imagination!"
  
Samedi :
coup de
théâtre ! Cette fois, ce
n'est pas Kieslowski qui vient nous visiter mais ses
personnages ! Pour quelques instants, avant la
projection de "Bleu", Julie se remet au piano pour terminer
le Concert pour l'Europe
et Valentine et le Juge se
retrouvent sur scène
, juste avant "Rouge" !
(Compagnie La Mandragore)
L'idée ne pouvait que plaire aux auteurs
présents d'"Irène Jacob, l'autre regard", eux
qui ont choisi de faire dialoguer Irène et ceux qui
l'entourent dans le livre présenté en
exclusivité à Chambéry
Saturday: Theatre! Before "Blue", Julie is going back to the
piano to achieve "the Concert for Europe" and Valentine and
the Judge are standing on stage, talking before "Red"!
(by "La Mandragore")
 
Dans la
salle, le débat se poursuit, entre partisans du
Kieslowski d'avant ou d'après "le Décalogue",
entre ceux qui ont aimé ou pas, entre rigueur et
kitsch, entre conscience politique et humanisme un peu
dépassé
avec ceux qui voudraient
comprendre, savoir, déchiffrer des symboles
même si Krzystzof les aurait tous arrêté
en disant : "Tak, tak, OK, OK, c'est cela, peut-être
que c'est cela
AUSSI !"
D'ailleurs, tout le monde s'est réconcilié
à la projection du portrait de Kieslowski sur le
tournage de "La Double Vie de Véronique" :
"Dialogues" de Ruben Korenfeld (document
rare)
Comme précisé pendant les débats, nous
vous recommandons aussi le documentaire "Krzysztof
Kieslowski: I'm so-so" par Krzysztof Wierzbicki (1995)
disponible sur Internet en VHS NTSC, voir
www.firstrunfeatures.com
The discussion goes on in the audience, between partisans of
Kieslowski "before" and "after" "the Decalogue", between
those who likes or not, between rigour and kitsch, between
political conscience and a little excessive humanism
But Krzystzof would have stopped everybody, while saying:
"Tak, tak, OK, OK
perhaps that it the explnation
TOO!"
Moreover everyone agreed with the projection Kieslowski's
portrait during "the Double life of Veronique": "Dialogues"
by Ruben Korenfeld (Polish dialogues, french subtitles).
This film is no longuer available, but you can afford
"Krzysztof Kieslowski: I'm so-so" directed by Krzysztof
Wierzbicki (1995) - 56 min. - VHS NTSC,
(www.firstrunfeatures.com).
Quelques
photos

A gauche,
séance de signatures pour Richard
Dalla Rosa : la presse est là mais
aussi
une jeune inconnue qui rêve devant "La Fascination des
Doubles"

"Il
y a une belle lumière" quand Piotr Jaxa franchit la
porte de l'"Hôtel des Princes"
 
Et bien
sûr, les projections : ici "ROUGE" côté
cabine (amorce de la copie de mk2) et dans la
salle :
"Tu penses à qui ? C'est pas
toi
"
RAPPEL
DU PROGRAMME
VENDREDI 4 AVRIL :
Tu ne tueras point,
Le point de vue du gardien de nuit
SAMEDI 5
AVRIL :
Trois couleurs: Bleu - Le bureau
Discussion : "L'univers sonore et visuel de Kieslowski"
Trois couleurs: Blanc
Sept femmes d'âge différent
Trois couleurs: Rouge
Le Refrain
Discussion : "Les personnages kieslowskiens"
DIMANCHE 6 AVRIL :
L'Amateur
Discussion : "Du documentaire à la fiction"
La Double Vie de Véronique
Discussion : "Le thème du double"
Projection du "making of" de La double vie de
Véronique ("Kieslowski: dialogues")
Discussion : " Travailler avec K.
Kieslowski"
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